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Accueil de la bibliothèque > Aspects de la contrebasse solitaire par Anne Salliot (1994)

Aspects de la contrebasse solitaire - DEUXIEME PARTIE : Quelques aspects de l'écriture - Longueur de la touche

DEUXIEME PARTIE : Quelques aspects de l'écriture > Longueur de la touche

2- Longueur de la touche

La longueur de touche implique un écart considérable entre deux notes conjointes sur la même corde. La main sans effectuer de déplacement, ne peut réaliser qu'un ton. Sur la corde la plus haute (corde de sol pour un accord traditionnel), chaque ton supplémentaire demande un changement de position. Sur les autres cordes, les rapports de positions peuvent limiter ces déplacements. Les démanchés font parcourir de grandes distances sur la touche. Dans sa méthode de contrebasse (Nouvelle technique de la contrebasse) François Rabbath explique : "L'utilisation des positions, la réduction des distances sur la touche [...] permettent la vélocité."1

Au dix-huitième siècle, Michel Corette propose de "mettre des points d' ivoire pour marquer les tons"1. Actuellement, François Rabbath remarque qu'il est inutile de tenter de "visualiser l'invisible", car "c'est se contraindre à une aventure constante. Je ne dis jamais qu'une note est fausse, je dis que l'espace n'est pas correct"3.

Malgré une nouvelle perception des difficultés techniques, le problème des grands déplacements de la main gauche est toujours présent dans les pensées. Chaque instrument présente des difficultés qui lui sont propres. Le tort en ce qui concerne le contrebasse a peut-être été de vouloir assimiler sa technique à celle des autres instruments à archet. "Quiconque sait jouer du violoncelle, à bientôt appris la contrebasse."4 !

3- Epaisseur des cordes

L'épaisseur des cordes demande au contrebassiste une certaine vigilance dès l'instant où il aborde quelques mesures virtuoses. Gouffé dans une méthode de contrebasse prévient le contrebassiste de la difficulté des cadences et des brisés, sur la contrebasse. "Plus difficiles sur le violoncelle que sur le violon, elles le sont bien davantage sur la contrebasse par la nécessité de serrer fortement et vivement les grosses cordes."5 De même, au vingtième siècle, Anne Penesco évoque la gravité du registre et "le calibre" des cordes qui "offrent davantage de résistance aux doigts". Une forte pression est nécessaire. "Il faut en quelque sorte pétrir la corde."6

La difficulté réside dans l'association de cette pression nécessaire avec la finesse d'un jeu virtuose.

1- François Rabbath. Nouvelle technique de la contrebasse, Paris : Leduc, 1977.
2- Michel Corette. Op . cit., p. 6.
3- François Rabbath, Op.cit., vol. III p. 2.
4- Michel Corette, Op. cit., p. 5.
5- Achille Gouffé. 45 études pour contrebasse, Paris : Billaudot, 1983, p. 39.
6- Anne Penesco. Les instruments à archet dans les musiques du vingtième siècle, Paris : Champion, 1992, p. 27.

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- Table des matières
- Avant-propos
- Introduction
- PREMIERE PARTIE : Présentation de l'instrument
- DEUXIEME PARTIE : Quelques aspects de l'écriture
- TROISIEME PARTIE : Exploration de l'instrument
- QUATRIEME PARTIE : Théâtre
- Conclusion
- Bibliographie
- Annexes

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