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Accueil de la bibliothèque > Aspects de la contrebasse solitaire par Anne Salliot (1994)

Aspects de la contrebasse solitaire - DEUXIEME PARTIE : Quelques aspects de l'écriture - L'exemple de deux oeuvres : <i>Théraps</i> de Xénakis, <i>Trittico per C. S.</i> de Ferneyhough

DEUXIEME PARTIE : Quelques aspects de l'écriture > L'exemple de deux oeuvres : Théraps de Xénakis, Trittico per C. S. de Ferneyhough

B- L'exemple de deux oeuvres : Théraps de Xénakis, Trittico per C. S. de Ferneyhough

Théraps de Xénakis (1976) et Trittico per G. S. de Ferneyhough (1989) témoignent toutes deux d'une grande virtuosité. L'écriture de laquelle naît cette virtuosité est cependant totalement différente d'une oeuvre à l'autre : dès la lecture de la partition, cette différence paraît flagrante, et annonce des difficultés liées à l'exécution, et à l'interprétation de ces deux oeuvres.

1- Lecture de la partition

La notation de Théraps et Trittico per G. S. est "traditionnelle". Les signes et symboles utilisés, appartiennent au langage musical courant (pour la plupart, car certains modes de jeu demandent une notation particulière). C'est donc l'agencement des notes et de ce qui les entourent, qui crée la difficulté.

Trittico per G. S. comme de nombreuses oeuvres de Ferneyhough, s'annonce comme un fourmillement impressionnant d'indications, d'instructions. L'oeuvre témoigne d'un sérialisme exacerbé, porté à son paroxysme. Pour Jean Vriend, Ferneyhough représente "l'extrême conséquence du sérialisme, de la pensée académique."1 Il qualifie les partitions de ce compositeur d'"'extravagantes", et évoque "l'hallucinante somme d'informations au cm2"2, qui s'impose dans la totalité d'une oeuvre.


Exemple 1. Trittico per G. S., de B. Ferneyhough

La partition de Théraps se situe loin de cette surabondance d'informations, ce qui n'altère en rien la virtuosité de l'exécution d'une telle oeuvre.


Exemple 2. Théraps, de I. Xénakis

Une conséquence directe de l'écriture d'une partition réside dans l'approche de l'oeuvre pour un interprète. Le graphisme de Théraps suggère des gestes instrumentaux primordiaux pour le travail de l'oeuvre. L'exemple 2 de cette même page donne l'idée d'un mouvement ascendant, d'un glissement progressif des doigts sur la touche. Un geste différent est suggéré dans une autre séquence (exemple 1 p. 68) : mouvement de l'archet...


Exemple 3. Théraps de I. Xénakis

L'exemple de Trittico per G. S. (exemple 1) ne révèle pas immédiatement la présence d'un geste précis. Certes, le glissando suggère un geste, mais un geste unique parmi d'autres. L'écriture peut donner l'idée d' une multitude de gestes successifs, isolés, mais pas celle d'un mouvement global, comme dans Théraps.

1- Jean Vriend. "Le monde ouvert des sons et ses ennemis", Entretemps, 6,février 1988, p. 81.
2- Jean Vriend. Ibid., p. 83.

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- Table des matières
- Avant-propos
- Introduction
- PREMIERE PARTIE : Présentation de l'instrument
- DEUXIEME PARTIE : Quelques aspects de l'écriture
- TROISIEME PARTIE : Exploration de l'instrument
- QUATRIEME PARTIE : Théâtre
- Conclusion
- Bibliographie
- Annexes

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