Accueil Nous sommes le Mardi 07 Décembre 2021
Rechercher sur metronimo.com avec
Google
Logiciels de Métronimo

Logiciels ludiques pour apprendre la musique. Cliquez ici pour jouer.

Hit-Parade

English Français Español

Accueil de la bibliothèque > La musique et les musiciens LA MUSIQUE ET LES MUSICIENS - CHAPITRE II — Le matériel sonore - De l'orchestration. Le quatuor. > CHAPITRE II — Le matériel sonore > De l'orchestration. Le quatuor.

Le quatuor, masse principale de l'orchestre, où il remplit un rôle prépondérant analogue à celui des jeux de fonds dans l'orgue, est ainsi constitué :

Une partie de premiers violons;
Une partie de seconds violons;
Une partie d'altos;
Une partie de Violoncelles.

Aux violoncelles sont presque constamment associées les contrebasses, qui les redoublent à l'octave inférieure, et affermissent ainsi la base de l'édifice sonore, sans constituer une partie indépendante1.

(L'étendue utilisable de ces instruments a été définie au chapitre Instrumentation; noua ajouterons seulement, à ce sujet, que, la partie de Second violon étant logiquement dévolue aux exécutants les moins habiles, il est prudent de l'écrire plus simplement que celle de premiers et de ne pas dépasser à l'aigu le fa ou le sol .)

Le premier violon est la partie, la plus importante de l'orchestre au point de vue mélodique et expressif, tandis qu'au point de vue harmonique, cette priorité appartient à la partie de violoncelle et contrebasse, qui fait presque toujours entendre la note grave des accords. Le second violon et l'alto sont des parties relativement secondaires, qui peuvent pourtant être appelées momentanément à jouer an rôle important, soit que les deux violons dialoguent ensemble, soit que l'alto, croisant au-dessus d'eux, vienne occuper pour un instant la partie supérieure, colorant ainsi la mélodie de la teinte mélancolique qui lui est propre.


A l'exception de la contrebasse, qui ne quitte jamais la région grave, toutes les parties peuvent d'ailleurs s'entrelacer; mais où le croisement est surtout fréquent, c'est entre l'alto et le second violon ; c'est dans ces deux mêmes parties aussi qu'on fait le plus grand usage des doubles cordes, surtout dans les formules d'accompagnement.

Les triples et quadruples Cordes sont généralement réservées aux grands fortissimo; la contrebasse seule n'en fait jamais usage, nous avons dit pourquoi.

Quand on veut employer le timbre spécialement sympathique du violoncelle pour mettre en valeur un contour mélodique important, on lui écrit une partie spéciale, et la contrebasse reste seule chargée de la note grave; Une autre combinaison est aussi employée dans ce même cas et affaiblit moins la basse : on divise les violoncelles et on écrit ainsi :

Premiers violoncelles

Deuxièmes violoncelles
et contrebasses :

Mais alors la partie mélodique (les violoncelles) perd un peu de son intensité; on peut atténuer à son tour ce défaut en la doublant à l'unisson par les altos, procédé très employé par Beethoven et depuis.

D'ailleurs toutes les parties peuvent se redoubler à l'unisson, à l'octave ou la double octave, soit pour quelques notes seulement, soit pour de longs passages. Souvent aussi on fait taire pendant un certain temps la contrebasse pour obtenir un effet d'allégement; son retour fait toujours naître un sentiment de bien-être; il semble qu'il manquait quelque chose.

Le pizzicato peut s'employer simultanément dans tout le quatuor, en sons simples, en doubles, triples et quadruples cordes, ou seulement dans une ou plusieurs parties; il en est de même de la sourdine et des sons harmoniques.

Un exécutant peut aussi être détaché de son groupe pour faire entendre une partie distinctes on l'écrit alors sur une portée à part, avec l'indication : Violon solo, alto solo, violoncelle solo.

Enfin, un procédé très en honneur dans l'école actuelle consiste à subdiviser chaque catégorie d'instruments, de façon a avoir quatre parties de violons, deux d'altos, deux de violoncelles, ou plus, ce qui permet de disposer comme en gradins des accords formés de beaucoup de sons occupant un grand espace.

Pour ceux surtout qui savent employer les sons harmoniques, il y a là une mine inexplorée de sonorités éthérées à mettre en exploitation.

Ce système de division est surtout praticable dans les orchestres nombreux et possédant beaucoup d'instruments à archet.

Dans un orchestre complet bien pondéré, pour faire équilibre aux deux groupes d'instruments à vent, il ne doit pas y avoir moins de :

10 premiers violons;
10 seconds violons ;
8 altos;
6 violoncelles ;
6 contrebasses.

Comme limite supérieure, quinze violons à chaque partie, douze altos, douze violoncelles et dix contrebasses ; au delà, les instruments à vent seraient trop effacés2.

Aucun autre, groupe n'a une importance égale à celle du quatuor, tant pour la richesse et la variété des effets que par sa parfaite homogénéité. Aussi est-il très fréquemment employé seul, à l'exclusion de toute autre sonorité, soit pour quelques mesures seulement, soit durant des morceaux entiers.

1. Les contrebasses sont pour l'orchestre l'équivalent du 16 pieds au pédalier de l'orgue.
2. Il pourrait sembler, à première rue, qu'en augmentant proportionnellement le nombre des instruments à vent, on rétablirait l'équilibre avec un nombre quelconque d'instruments à archet; ce ne serait vrai que pour des effets de masses; car, selon la conception vraie de l'orchestre moderne, il est nécessaire que les instruments à vent conservent leur individualité, et que chacun d'eux soit un soliste, ce qu'on verra plus loin.

<< Précédent

Suite >>

- Accueil
- CHAPITRE PREMIER : Étude du son musical
- CHAPITRE II : Le matériel sonore
- CHAPITRE III : Grammaire de la musique
- CHAPITRE IV : Esthétique
- Chapitre V : Les grandes étapes de l'art musical

Rechercher dans cet ouvrage :

Imprimer cette page

Imprimez vos photos différemment
Puzzles en bois

Copyright © metronimo.com - 1999-2021 - Tous droits réservés - Déclaration CNIL 1025871