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Accueil de la bibliothèque > La musique et les musiciens LA MUSIQUE ET LES MUSICIENS - CHAPITRE III - Grammaire de la musique - Exposé du système harmonique. Chiffrage des accords. > CHAPITRE III - Grammaire de la musique > Exposé du système harmonique. Chiffrage des accords.

C'est un système abréviatif, d'ailleurs très incomplet, qui consiste à n'écrire en notes que la basse de l'accord, et à représenter les autres sons par certains chiffres ou signes de convention.

D'un emploi général de la fin du XVIe siècle au commencement du XVIIIe, il n'est pas invraisemblable qu'il ait eu pour inventeur Vincent Galilei, père du célèbre Galilée, lequel vivait vers 1550 et composait de la musique. Après avoir longtemps servi à noter, avec une insuffisance déplorable, des partitions entières, comme au temps de Rameau, qui croyait l'avoir perfectionnée, la basse chiffrée fut conservée par l'école italienne pour l'accompagnement des récitatifs, consistant alors presque exclusivement en accords plaqués. Actuellement; elle n'est plus guère connue que des harmonistes, auxquels elle rend des services réels comme écriture abrégée, sommaire, et surtout comme procédé d'analyse.

Voici ce système dans toute sa simplicité.

Tout chiffre posé sur une note de basse représente d'abord l'intervalle numériquement correspondant, et en même temps que lui, un accord dont il doit nécessairement faire partie, les autres notes restant sous-entendues ; en cela réside la convention. — Un signe d'altération, placé à gauche d'un chiffre, agit sur lui comme sur une note de musique. Isolé, il représente toujours une tierce altérée. — Un chiffre barré indique un intervalle diminué. — Une petite croix, précédant le chiffre, désigne la note sensible. — Isolée, elle s'applique à la tierce.

Une ligne horizontale s'étendant à la suite du chiffre, sur deux ou plusieurs notes consécutives, fait savoir que accord précédemment émis doit être maintenu. On l'appelle souvent ligne de prolongation; — Le zéro, enfin, représente, selon qu'il est employé seul ou associé à d'autres chiffres, soit le silence complet, soit la suppression d'une note de l'accord. — On emploie toujours le moins de chiffres possible, ce qui est logique, puisqu'il s'agit d'une écriture abréviative, d'une sorte de sténographie harmonique, si incomplète qu'elle soit.

Donc, l'accord parfait se chiffre par un 3, un 5 ou un 8. (Quelques auteurs ne le chiffrent pas du tout, ce qui est encore plus simple.) Quand sa tierce est altérée, l'altération seule suffit, la quinte juste est sous-entendue, ainsi que le redoublement s'il y en a un.

Le chiffrage par 5 est le plus usité. (Quelques théoriciens réservent le 3 pour l'accord mineur.)

L'accord de sixte se chiffre par 6. Quand la sixte est altérée, ou met un accident à gauche du 6; si c'est la tierce, on place l'accident isolé au-dessous du 6.

L'accord de quarte et sixte se chiffre 6
4

L'accord de quinte diminuée se distingue des accords parfaits par son 5 barré (), mais ses renversements se chiffrent de la même manière que les précédents,

sans qu'il puisse jamais exister de fausse interprétation : d'abord parce que les degrés sur lesquels ils sont placés indiquent leur nature, leur origine, puis parce que les signes d'altération font connaître clairement, s'il y a lien, les intervalles qui les composent.

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