Accueil Nous sommes le Lundi 12 Mai 2008
 
Google

Web
metronimo.com
Logiciels de Métronimo

Logiciels ludiques pour apprendre la musique. Cliquez ici pour jouer.

Créez vous-même votre site Web avec possibilité de modifications illimitées de vos pages, menus, documents, textes et images pour seulement 125 € HT. Cliquez ici pour consulter cette offre.

Logiciels de Métronimo

Annuaire des artistes et des groupes de musique. Cliquez ici pour vous inscrire. C'est gratuit!

Hit-Parade

English Français Español

MÉMOIRES DE HECTOR BERLIOZ - XXXIV. Drame. — Je quitte Rome. — De Florence à Nice. — Je reviens à Rome. — Il n'y a personne de mort. (1/4)

Mémoires de Hector Berlioz > XXXIV. Drame. — Je quitte Rome. — De Florence à Nice. — Je reviens à Rome. — Il n'y a personne de mort. (1/4)

XXXIV

Drame. — Je quitte Rome. — De Florence à Nice. — Je reviens à Rome. — Il n'y a personne de mort.

  Ou a vu des fusils partir qui n'étaient
pas chargés, dit-on. On a vu souvent
encore, je crois, des pistolets chargés
qui ne sont pas partis.

Je passai quelque temps à me façonner tant bien que mal à cette existence si nouvelle pour moi. Mais une vive inquiétude, qui, dès le lendemain de mon arrivée, s'était emparée de mon esprit, ne me laissait d'attention ni pour les objets environnants ni pour le cercle social où je venais d'être si brusquement introduit. Je n'avais pas trouvé à Rome des lettres de Paris qui auraient dû m'y précéder de plusieurs jours. Je les attendis pendant trois semaines avec une anxiété croissante ; après ce temps, incapable de résister davantage au désir de connaître la cause de ce silence mystérieux, et malgré les remontrances amicales de M. Horace Vernet, qui essaya d'empêcher un coup de tête, en m'assurant qu'il serait obligé de me rayer de la liste des pensionnaires de l'Académie si je quittais l'Italie, je m'obstinai à rentrer en France.

En repassant à Florence, une esquinancie assez violente vint me clouer au lit pendant huit jours. Ce fut alors que je fis la connaissance de l'architecte danois Schlick, aimable garçon et artiste d'un talent classé très haut par les connaisseurs. Pendant cette semaine de souffrances, je m'occupai à réinstrumenter la scène du Bal de ma symphonie fantastique, et j'ajoutai à ce morceau la Coda qui existe maintenant. Je n'avais pas fini ce travail quand, le jour de ma première sortie, j'allai à la poste demander mes lettres. Le paquet qu'on me présenta contenait une épître d'une impudence si extraordinaire et si blessante pour un homme de l'âge et du caractère que j'avais alors, qu'il se passa soudain en moi quelque chose d'affreux. Deux larmes de rage jaillirent de mes yeux, el mon parti fut pris instantanément. Il s'agissait de voler à Paris, où j'avais à tuer sans rémission deux femmes coupables et un innocent!. Quant à me tuer, moi, après ce beau coup, c'était de rigueur, on le pense bien. Le plan de l'expédition fut conçu en quelques minutes. On devait à Paris redouter mon retour, on me connaissait... Je résolus de ne m'y présenter qu'avec de grandes précautions et sous un déguisement. Je courus chez Schlick, qui n'ignorait pas le sujet du drame dont j'étais le principal acteur. En me voyant si pâle :

— Ah ! mon Dieu ! qu'y a-t-il ?
— Voyez, lui dis-je, en lui tendant la lettre : lisez.
— Oh! c'est monstrueux, répondit-il après avoir lu. Qu'allez-vous faire ?

L'idée me vint aussitôt de le tromper, pour pouvoir agir librement.

— Ce que je vais faire? Je persiste à rentrer en France, mais je vais chez mon père au lieu de retourner à Paris.
— Oui, mon ami, vous avez raison, allez dans votre famille ; c'est là seulement que vous pourrez avec le temps, oublier vos chagrins et calmer l'effrayante agitation où je vous vois. Allons, du courage!
— J'en ai ; mais il faut que je parte tout de suite; je ne répondrais pas de moi demain.
— Rien n'est plus aisé que de vous faire partir ce soir ; je connais beaucoup de monde ici, à la police, à la poste; dans deux heures j'aurai votre passe-port, et dans cinq votre place dans la voiture du courrier. Je vais m'occuper de tout cela ; rentrez dans votre hôtel faire vos préparatifs, je vous y rejoindrai.

1. Ceci se rapporte, on le devine, à mon aimable consolatrice. Sa digne mère, qui savait parfaitement à quoi s'en tenir là-dessus, m'accusait d'être venu porter le trouble dan sa famille et m'annonçait le mariage de sa fille avec M. P***

<< Précédent

Suite >>

Rechercher dans cet ouvrage :

Boutique pour les musiciens!
Achetez des partitions, des instruments à vent, des guitares, des basses, des pianos, des syhthés, des pupitres, des DVD, des méthodes, des livres, des micros, des enceintes, etc...

Pour votre mobile!
Téléchargez des sonneries, des jeux, des images et des vidéos pour votre mobile!

Argot musical : Rince-voix.

Rince-voix. — Exercices de vocalises auxquels se livrent les chanteurs avant de paraître devant le public. (Argotisme forgé par M. P. Véron.) (Voir Suite

Cliquez ici pour lire d'autres argots musicaux.

Comment avez-vous connu ce site?
Moteur de recherche
Lien sur un autre site Internet
Publicité sur Internet
Un(e) ami(e)
Livre, revue, magazine
Autre
[Voir les résustats]

Petites annonces musique!
Vous voulez vendre ou acheter un instrument de musique? Consultez les petites annonces de Métronimo!


Site membre du réseau Provexia : dicoperso - dgcsi - jeux-pour-apprendre - fabellia - metronimo - mots-caches - web-petites-annonces

Copyright © metronimo.com - 1999-2008 - Tous droits réservés - Déclaration CNIL 1025871