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Accueil de la bibliothèque > Argot musical ARGOT MUSICAL - Partir. > Partir.

Partir. — Commencer l'exécution d'un morceau ou même d'une simple phrase de musique. (Argot musical.)

C'est du geste et du regard que les chefs d'orchestre font partir les chanteurs et les instrumentistes, assimilant ainsi l'exécution d'un morceau de musique à un voyage d'agrément.

Champfleury a décrit d'une façon originale les impressions de voyage d'un quatuor de symphonistes.

« Il me semble, dit-il, que quatre voyageurs se sont rencontrés à l'auberge, le soir à souper; ils se lèvent de bon matin, boivent un petit coup en marchant gaîment dans la plaine.

Le ciel est bleu, et il souffle un vent frais.

La conversation s'anime; le violon raconte quelque bonne plaisanterie à son ami le second violon; l'alto l'a entendu et la redit au violoncelle qui, en brave bourgeois, se la répète avec gravité pour la retenir et en faire jouir sa famille.

Par moments, les quatre voyageurs parlent ensemble; mais les deux violons, plus alertes, marchent en avant, se font des confidences et laissent par derrière l'alto et la basse, qui ne restent pas sans bavarder.

De temps en temps on se repose pour mieux marcher. Ne croyez pas que la conversation va tomber. Une exclamation part d'un côté : c'est l'alto; une interrogation part de l'autre: c'est le violon. Et une aimable folie règne parmi les quatre compagnons qui se disent les choses les plus gaies du monde.

Mais le rire qui dure trop devient malséant.

Le violon fait trêve à ses plaisanteries en racontant une histoire un peu mélancolique. L'honnête alto comprend bien l'histoire, car il en a été le témoin, et il ajoute même bien des détails que ne connaissait pas le violon.

Il faut voir les sympathies du violoncelle pour ce récit; il pousse des exclamations qui ne sont pas variées, mais qui sont belles, parce qu'elles sont sincères. « Ah! mon Dieu! répète-t-il à tout instant, ah! mon Dieu! »

L'histoire mélancolique est si bien racontée que tous les quatre gémissent sur cet événement si touchant. Tout-à-coup on aperçoit un village dans le lointain ; on oublie tout, les gais propos, la mélancolie, la fatigue du chemin, pour se donner une poignée de main.
La route est finie, les quatre amis se séparent »

(Voir Sortir.)

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