Accueil Nous sommes le Vendredi 25 Juillet 2008
 
Google

Web
metronimo.com
Logiciels de Métronimo

Logiciels ludiques pour apprendre la musique. Cliquez ici pour jouer.

Créez vous-même votre site Web avec possibilité de modifications illimitées de vos pages, menus, documents, textes et images pour seulement 125 € HT. Cliquez ici pour consulter cette offre.

Logiciels de Métronimo

Annuaire des artistes et des groupes de musique. Cliquez ici pour vous inscrire. C'est gratuit!

Cliquez ici pour télécharger des musiques pour votre mobile!

Hit-Parade

English Français Español

Accueil - Introduction - Prélude ARGOT MUSICAL - Chanteur.

Argot musical > Chanteur.

Chanteur. — « Celui qui fait chanter, qui fait contribuer, en le menaçant d'une dénonciation, un homme que, comme agent provocateur, il a amené en flagrant délit de mœurs.

Les chanteurs ont à leur disposition de fort jolis garçons, qu'ils décochent auprès de tel financier, de tel marquis, et même, disent-ils, auprès de tel magistrat, qui, depuis ses études classiques, est resté trop vivement pénétré des vœux d'Anacréon pour Bathylle, et de ceux de Virgile pour Alexis. Le jeune Adonis a soin d'amener le pécheur dans un lieu propice, et là, un sergent de ville dit : «Halte-là, je vous y prends; au nom de la loi, suivez-moi chez le commissaire de police. » L'Adonis suit en pleurant, le pécheur en suppliant et en faisant sonner les espèces; mais le sergent de ville est incorruptible; le commissaire de police l'est un peu moins; et là, dans le bureau, tout s'arrange au comptant ou par billets à vue, et le procès-verbal est jeté au feu. »
(F. V. Raspail. Lettres sur les prisons de Paris, 1835.)

Vidocq, l'ancien chef de la police de sûreté, esquisse en ces termes la physiologie des chanteurs.

« Après avoir parlé des journalistes qui exploitent les artistes dramatiques auxquels ils accordent ou refusent des talents, suivant que le chiffre de leurs abonnements est plus au moins élevé; de ceux qui vous menacent, si vous n'avez pas une certaine somme, d'imprimer dans leur feuille une notice biographique sur vous, votre père, votre mère et votre sœur; qui vous offrent à un prix raisonnable l'oraison de celui de vos grands parents qui vient de rendre l'âme, du vaudevilliste qui a des flonflons pour tous les anniversaires, du poète qui a des dithyrambes pour toutes les naissances et des éloges pour tous les morts, il en resterait beaucoup d'autres, sinon par occasion, sinon par métier, et parmi ces derniers, il faudrait ranger ceux qui vendent leur silence ou leur témoignage, l'honneur de la femme qu'ils ont séduite, une lettre tombée par hazard entre leurs mains et mille autres encore. Mais comme il n'y a pas de loi qui punisse le fourbe adroit, le calomniateur, le violateur de la foi jurée, comme tous ceux dont je viens de parler sont de très honnêtes gens, je ne veux point m'occuper d'eux. »
(E. F. Vidocq. Les Voleurs, 1837.)

Après cette écœurante étude, n'éprouve-t-on pas le besoin de flairer le sel de quelque piquante anecdote?

Le compositeur Paër, passant à Toulon, fut vivement pressé de faire exécuter une de ses compositions. Comme il objectait que, pour cela, il fallait des chanteurs, on lui amena trois jeunes hommes ayant des voix remarquables.
C'étaient tout simplement des forçats.
Un surtout fit l'admiration du maître, qui oublia complètement la position de son nouveau ténor.
— Veux-tu venir à Paris? lui dit-il. Je me charge de te faire une grande position.
— Je ne demanderais pas mieux; mais on ne me laissera pas partir, répondit douloureusement le pauvre diable.
— Ceci me regarde, tranquillise-toi.
— Mais, monsieur, reprit l'infortuné jeune homme, comment voulez-vous que j'ose me mêler à des chanteurs, avec ce que j'ai sur l'épaule.
— Qu'as-tu donc sur l'épaule, mon garçon?
— Voyez!
Et, écartant sa chemise, il montra sur sa chair une place où le fer rouge avait imprimé d'une manière indélébile les terribles lettres T. F.
— T. F.! s'écria Paër, qui poursuivait son idée, T. F.! mais c'est parfait, mon garçon; on dirait que cela a été fait exprès, T. F.! ça fait justement Théâtre-Feydeau. On fera marquer les autres1.

(Voir Chantage, chanter.)

1. Le théâtre-Feydeau, fondé en 1793, fut longtemps l'heureux rival de l'Opéra-Comique.

<< Précédent

Suite >>

Rechercher dans cet ouvrage :

Boutique pour les musiciens!
Achetez des partitions, des instruments à vent, des guitares, des basses, des pianos, des syhthés, des pupitres, des DVD, des méthodes, des livres, des micros, des enceintes, etc...

Pour votre mobile!
Téléchargez des sonneries, des jeux, des images et des vidéos pour votre mobile!

Argot musical : Chanterelle (Hausser la).

Chanterelle (Hausser la). — Élever la voix, le prendre de haut.

Cliquez ici pour lire d'autres argots musicaux.

Comment avez-vous connu ce site?
Moteur de recherche
Lien sur un autre site Internet
Publicité sur Internet
Un(e) ami(e)
Livre, revue, magazine
Autre
[Voir les résustats]

Petites annonces musique!
Vous voulez vendre ou acheter un instrument de musique? Consultez les petites annonces de Métronimo!


Site membre du réseau Provexia : dicoperso - dgcsi - jeux-pour-apprendre - fabellia - metronimo - mots-caches - web-petites-annonces

- Copyright © metronimo.com - 1999-2008 - Tous droits réservés - Déclaration CNIL 1025871